Passer à la voiture électrique, que faut-il savoir ? (Partie 2)

Passer à la voiture électrique, que faut-il savoir ? (Partie 2)

Quels avantages a-t-on à obtenir une voiture électrique ?

  1. Eviter les restrictions de circulation :

Comme abordés dans l’article précédent, influencés par les politiques du Gouvernement, les Mairies des grandes villes polluées restreignent leurs accès aux véhicules polluants. Par exemple la ville de Paris interdit depuis le 1er Juillet 2017, la circulation des véhicules diesel mis en circulation avant 2001 et les véhicules utilitaires d’avant 2002, entre 8h et 20h du lundi au vendredi. Cette catégorie correspond à la catégorie 5 des vignettes Crit-air. Les poids lourds, autobus et autocars immatriculés avant Octobre 2006 n’ont d’ailleurs maintenant plus du tout le droit de circuler à Paris. De plus, le nombre de catégories de véhicules interdits à la circulation va augmenter entre 2018 et 2020 suivant le plan anti-pollution de la Maire de Paris Anne Hidalgo.

Le nombre de ville appliquant des restrictions augmente avec aujourd’hui plus de 20 villes françaises concernées comme par exemple Lille, Arras, Dunkerque, Reims ou Dijon dans le Nord du pays, Strasbourg dans l’Est, Rouen à l’ouest, Lyon, Saint-Etienne, Grenoble, Montpellier, Avignon dans le sud-est, ou Toulouse, Bordeaux, Bayonne et Biarritz dans le sud-ouest.

2. Primes gouvernementales 2018 :

Dans le but de motiver la population à adopter des véhicules propres, l’Etat français offre un bonus et une prime à l’achat d’une voiture électrique :

  • 6000€ de bonus à l’achat: Offert pour les voitures particulières et utilitaires légers électriques. Le montant est limité à 27% du coût d’acquisition TTC du véhicule mais peut être revu à la hausse en cas de location des batteries du véhicule. Cette aide est maintenant supprimée pour les véhicules émettant entre 21 et 60 grammes de CO² par kilomètre, c’est-à-dire pour les véhicules hybrides.

 

  • Prime à la reconversion: A l’achat d’une voiture électrique, la mise à la casse d’une voiture à essence datant de 1997 ou avant ou d’une voiture diesel datant de 2001 ou avant, vous offre une prime de 2500€.

C’est-à-dire que pour l’achat d’une voiture électrique, le prix peut se réduire de 8500€ au maximum à condition que l’acheteur mette à la casse une voiture polluante comme mentionné ci-dessus.

3. L’assurance

Les assurances des véhicules électriques sont les mêmes que pour les véhicules thermiques :

  • Assurance au tiers:  minimum légal obligatoire : responsabilité civile, qui couvre en cas de dommages causés à un tiers.
  • Assurance au tiers élargie: même assurance avec des compléments tel que le bris de glace, vol, incendie, grêle, catastrophes naturelles, événements climatiques, etc.
  • Assurance tous risque : Couvre l’intégralité des risques également en cas de responsabilité directe, c’est-à-dire si le tort est du côté de l’assuré, même en cas de perte totale de contrôle du véhicule.

D’ailleurs, leurs prix dépendent des mêmes critères que pour les voitures thermiques : Puissance du véhicule, valeur à neuf du véhicule, zone géographique de circulation et de stationnement, l’usage du véhicule (professionnel, personnel ou les deux), le nombre de conducteurs, l’âge du conducteur, date d’obtention du permis de conduire, date d’assurance et le passé du conducteur (précédents accidents ou condamnations).

Cependant, certaines assurances proposent des avantages aux propriétaires de véhicules électriques. Certains sont en termes de prix comme AXA qui offre 30% de réduction sur l’assurance de tous les véhicules 100% électriques, ou d’autres sont en termes d’aide à l’achat comme la MAFF qui propose une remise de 100 € sur les cotisations d’assurance et propose un crédit de financement du véhicule à taux préférentiel.

D’autre part, une grande attention est à porter sur une chose : Si la batterie de la voiture est également couverte par l’assurance. En effet, si un problème vient à se produire dans une voiture électrique, il vient souvent de la batterie, qui n’est pas toujours couverte par l’assurance.

Le problème se pose surtout lorsque la batterie est en location. En effet il est impossible d’assurer un bien qui ne nous appartient pas. Or, le constructeur qui vends le véhicule n’étant pas toujours propriétaire des batteries non plus, il faut s’informer auprès de l’entreprise locatrice.

Bien sûr, comme les offres des assureurs changent chaque année, il est recommandé de les comparer entre elles pour trouver celle qui correspond le mieux au conducteur et à sa voiture.

4. Coût de la carte grise

Pour l’acquisition d’un véhicule électrique neuf ou de seconde main, un bonus s’applique ne faisant que payer les coûts administratifs. Ces coûts varient en fonction des régions d’immatriculation mais restent très peu cher voir gratuits.

5. Entretien du véhicule 

L’entretien des voitures électriques est bien moins important que pour les voitures essence ou diesel. En effet la mécanique y est simplifiée et fait disparaitre certaines opérations d’entretien comme la courroie de distribution, la vidange, les bougies etc. Il reste tous de même certains entretiens obligatoires pour la sécurité de la voiture et de ses passagers comme le changement d’essuie-glace, des pneus, des disques et plaquettes de frein.  Néanmoins, il est à noter que les systèmes de récupération d’énergie au freinage qui équipent de plus en plus de véhicule, réduisent l’utilisation des plaquettes de frein et les fait durer plus longtemps.

Les constructeurs demandent par contre un contrôle annuel de l’état de la batterie du véhicule.

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